Lorsqu’on pense à l’Ardèche, ce sont bien souvent des images du sud qui nous viennent à l’esprit, alors que bien d’autres facettes définissent ce département. C’est pour découvrir l’une d’entre elles qu’Ardèche Tourisme m’a invitée à vivre 4 jours exceptionnels dans la montagne ardéchoise.
Complètement séduite par cette destination hyper-nature, je vous dévoile aujourd’hui mes 5 bonnes raisons de faire vos valises pour la découvrir. Et il y en a bien plus… vous le verrez ensuite sur place !

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#1 . Les paysages sont changeants :
entre volcans, lacs et rivière

#2 . L’art et la nature ne font qu’un,
avec le « Partage des eaux »

#3 . Les savoirs-faire culinaires se partagent,
et la châtaigne est reine
#4 . Les villages ont du caractère,
et un petit air de Sud

#5 . Les activités sont variées,
pour ne jamais s’ennuyer

infos pratiques :
où dormir, où manger

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Raison #1 : Les paysages sont changeants :
entre volcans, lacs et rivières

Sucs et monts

L’Ardèche est une terre de volcans, et ils sont dépaysants même pour la clermontoise que je suis. Car là-bas, ce sont des « sucs », sortes de cônes, plutôt esseulés, qui semblent sortir du sol ça et là. On est donc bien loin des paysages de « ma » chaine des puys, et ses 80 volcans bien alignés.

Le Mont Jerbier de Jonc en est le plus emblématique et le plus haut. Il se dresse, face au Mont Mézenc, qui marque la frontière entre Ardèche et Haute-Loire. La vue depuis son sommet est juste phénoménale : 360° d’une vue sublime. Par grand beau, il parait même que l’on voit les Alpes ! Il manque juste une table d’orientation au sommet, qui permettrait de mieux se repérer.
(Quelques infos sur son ascension sont développées un peu plus loin dans cet article.)

De l’eau, et encore de l’eau !!

L’eau est partout dans la montagne ardéchoise grâce aux lacs (volcaniques ou artificiels), mais aussi aux différents courts d’eaux, qui ruissèlent dans des paysages hyper variés.
Mon coup de coeur a été l’un de nos premiers arrêts en Ardèche, à  Jaujac. Un petit havre de paix proche du village, où le volcanisme a façonné la roche sous forme de colonnes hexagonales.  Le spot parfait pour se baigner, dans une eau translucide,  à l’abris des regards.

Point de chute de notre première nuit, le lac d’Issarlès est aussi un petit coin pour se ressourcer. Un peu venté par contre, oubliez le brushing si vous souhaitez passer un petit moment sur sa plage.
Le meilleur endroit pour en profiter, selon moi, est de prendre un peu de hauteur, et de l’admirer dans son ensemble depuis les champs de genêts.
D’ailleurs, en juin, la montagne ardéchoise est complètement habillée de jaune. Les genêts en fleurs donnent l’impression de pompons, c’est juste sublime.

 

Raison #2 : L’art et la nature ne font qu’un,
avec le « Partage des eaux »

Le parcours du « partage des eaux » est le genre de projet que j’adore, qui allie nature et oeuvres artistiques. Ici, le circuit est basé sur la ligne de partage des eaux, une ligne « invisible », connue des géographes, qui définie si les eaux de source se dirigent soit dans la Méditerrannée, soit dans l’Atlantique. Le parcours fait apparaitre la ligne de manière concrète, en ponctuant le territoire d’installations ou de points de vues.
Nous en avons découverts 4, mais il en existe bien plus. Des mires et du mobilier complètent le dispositif pour mettre en valeur de jolis points de vues.

La tour à eau, à la Chaumasse

Oeuvre de Gilles Clément, c’est un piège à eau qui permet de transformer l’air ambiant en eau grâce à la condensation. Le tout réalisé avec la pierre locale, qui se marie donc très bien avec le cadre.
(le détail scientifique pour les amateurs 😉 : la pierre locale est la phonolite)  

1020km, à la ferme de Bourlatier

La ferme de Bourlatier mérite en elle même une visite, au moins pour découvrir la sublime charpente de ce corps de ferme du 17e. Immense, elle met à la fois en valeur le patrimoine local et accueille des expositions d’art contemporains, dont l’une des oeuvres du « Parcours des eaux », le film 1020km, d’Olivier Leroy, qui survole la Loire.

Un cercle et mille fragments, à l’Abbaye de Mazan

Une oeuvre qui a du faire parler à sa mise en place… car ce sont les ruines de l’Abbaye de Mazan, du 12e qui ont été peintes en partie, pour faire apparaitre des cercles. Seul un point de vue spécifique permet de les voir dans leur ensemble.
J’ai beaucoup aimé marcher dans ces ruines, et ces dorures, de l’artiste Felice Varini, amènent finalement de la lumière pour mettre en valeur les pierres, sans dénaturer le site.

De l’autre côté, à la Chartreuse de Bonnefoy

De la chartreuse de Bonnefoy, qui date du 18e, il ne reste qu’une façade. L’installation de Stéphane Thidet, assez minimaliste, a consisté à mettre en place des miroirs sur chacune des ouvertures. Les nuages s’y reflètent pour créer une atmosphère changeante.
Petit regret pour les photographes, il est impossible de s’approcher du bâtiment, car le terrain est privé (et la clôture électrifiée).

Raison #3 : Les savoirs culinaires se partagent
et la châtaigne est reine

Le royaume de la châtaigne

Si les châtaigners ont disparus des paysages passés les 800mètres d’altitude quand nous avons rejoint la montagne ardéchoise, la châtaigne a été omniprésente (pour mon plus grand plaisir) durant notre séjour.
La châtaigne est le fruit emblématique, et il se décline partout : bière, crème, pâtes, biscuits, miel…
Depuis mon retour, tous mes desserts sont accompagnés de crème de marrons, je ne m’en lasse pas !

En Bonus : la recette des choux par le chef Claude Brioude
Le chef ardéchois Claude Brioude nous avait concocté un sublime repas champêtre à notre arrivée en Ardèche, partagé dans la maison du parc naturel des Monts d’Ardèche. Il m’a gentiment partagé la recette de ses fabuleux choux !!
– Confectionner un chou avec craquelin (recette classique) que vous garnirez avec la crème de châtaigne.

– Réaliser une crème pâtissière avec 250g de lait, 2 jaunes d’oeuf, 20g de sucre, 20g de farine et 1/2 feuille de gélatine.
– Quand elle est cuite, incorporer 200g de crème de châtaigne de la maison Imbert
– Attendre que le mélange soit à 20° et incorporer 25g de crème chantilly non sucrée
– Laisser reposer 30min au frais
– Garnir les choux et glisser quelques framboises fraîches dedans

Les autres spécialités

A l’image de l’Auvergne (nous ne sommes pas voisins pour rien) le fromage et la charcuterie ont la part belle en Ardèche.
Côté fromage, c’est le chèvre qui a la côte sur les plateaux, et il se décline en fonction de différents délais d’affinage. Le Picodon est le plus emblématique.
Côté viande, le fin gras du Mézenc est l’appellation d’origine contrôlée du territoire. Cette viande issue de boeufs élevés au foin et à l’herbe sur le terroir du Mézenc, est vraiment particulière. Même moi qui ne suis pas grande amatrice de viande, j’ai été surprise par sa tendresse et son fondant en bouche. A tester, tout comme la charcuterie, lors d’un séjour !

Brasseries artisanales

Le temps orageux durant notre week-end nous a contraintes (ou pas !!) à se réfugier en intérieur pour quelques visites. Et nous avons choisi de visiter… des brasseries, et bien sûr de déguster les bières locales.
A l’Arbrassous, micro brasserie dans une chambre d’hôte, c’est la capricieuse qui a eu ma préférence. (pas de commentaire désagréable, je vous vois venir… et non, rien à voir avec mon caractère 😉 )
A la brasserie Clariou, c’est un Romain intarissable d’anecdotes qui nous a présenté son activité. Un super moment de partage, et étonnamment, un coup de coeur pour sa bière brune la Stout Clariou. (La brasserie n’est pas ouverte en permanence, n’hésitez pas à lui passer un coup de fil si vous êtes en visite, ce grand timide ne l’est pas tant, quand il s’agit de parler de son travail . 06 67 43 46 86)

Raison #4 : Les villages ont du caractère
et un petit air du Sud

Jaujac, Thueyts, Burzet… Les petits villages du Nord Ardèche semblent accrochés aux montagnes. Les « vieilles » pierres claires, les placettes conviviales où l’on se réunit pour un verre ou une pétanque leur donnent pourtant déjà une ambiance du Sud de la France.
J’adore cette ambiance, qui pour moi rime avec vacances : flâner dans les petites rues pavées, découvrir les petits détails architecturaux, les façades fleuries…

20 villages sont d’ailleurs classés « villages de caractère » par le département, mettant en valeur le patrimoine rural représentant l’art de vivre à l’ardéchoise. Mais d’autres valent aussi le détour, comme Burzet, pour qui j’ai eu un vrai coup de coeur, avec sa tour depuis laquelle on surplombe tout le village.

Raison #5 : Les activités sont variées
pour ne jamais s’ennuyer

« Gravir » le mont Gerbier (1 551m)

Son ascension est plutôt rapide, il faut compter entre 20 et 30 minutes, selon votre condition, mais il faut bien prévoir de bonnes chaussures ! Le chemin disparait bien souvent au profit de pierres, marches naturelles, mais pas toujours très stables… La montée est plutôt raide, avec 100m de dénivelé positive et la descente peut-être délicate (n’est-ce pas Laurianne 😉 ).
Si vous êtes discret et avez l’oeil vif, vous aurez peut-être la chance, comme nous, d’observer quelques marmottes. J’avoue que, sans l’aide de Dimitri, fin connaisseur des lieux, qui nous avait gentiment accompagnées, je serai sans doute passée à côté.

le petit plus : Une visite à la maison de site, juste au pied du Mont, complète parfaitement la visite, pour comprendre comment cette montagne est née, de façon ludique avec des petits jeux et des animations pour petits et grands. De quoi se remettre de la montée (et de la descente).
infos pratiques : Privilégiez une montée matinale, si vous souhaitez profiter du calme au sommet. Après 10h, le parking gratuit au pied du site se remplit et le sentier aussi !

Trouver les sources de la Loire

Au pied du Mont-Gerbier, la Loire prend sa source… ou plutôt devrais-je dire ses sources. Car on peut en découvrir 3 dans un périmètre de quelques kilomètres : la source géographique, la source véritable et la source originale.
Une petite randonnée de 3km permet d’ailleurs de les découvrir : le sentier des sources de la Loire

Booster ses balades, avec un chien

Pour changer de la « traditionnelle » rando, on peut s’initier à la cani-rando, à la vallée d’Amarok, partagée avec un chien nordique. Une pratique à la fois ludique et sportive, que je vous détaillerai dans un prochain article, car j’ai vraiment adoré, malgré un joli vol plané qui m’a valu un sacré bleu 🙂

infos pratiques : la cani-rando se pratique le matin, car les chiens ne supportent pas les températures trop élevées. Pensez à réserver à l’avance votre sortie.

 

Me reste à tester :

En 4 jours, je n’ai malheureusement pas pu découvrir toutes les facettes de la montagne ardéchoise. Et la météo capricieuse a aussi un peu chamboulé notre programme.
Mais j’ai déjà repéré 2 incontournables pour ma prochaine visite :
la via Ferrata, au pont du diable. Le cadre est juste sublime, je l’ai découvert vu d’en bas, et je rêve maintenant de découvrir la vue depuis les roches qui l’encadrent. Après recherches, il semblerait que la via ferrata soit de difficulté moyenne, donc accessible à tous.
faire du vélo (électrique) : les petites routes ardéchoises sont sinueuses mais peu fréquentées. Ca doit donc être un bonheur de les parcourir à vélo, pour profiter pleinement des paysages. Et pour survivre aux côtes, le vélo électrique, c’est encore mieux 🙂

 

Les bonnes adresses

où manger :

Restaurant Brioude , Hôtel du levant
Neyrac-les-Bains . 07380 Meyras
Je n’ai pas testé le cadre du restaurant, mais j’ai complètement validé la cuisine du chef Brioude, très raffinée. Alors c’est forcément une très belle adresse (que je testerai à ma prochaine visite, c’est certain)

Hôtel Restaurant Beauséjour , Maison de tradition
Le Village . 07630 Le Béage
Le restaurant qui aura réussi à me mettre aux fourneaux (et ce qui me connaissent savent comme c’est rare) pour un atelier de cuisine les plantes sauvages. Je vous en parlerai dans un prochain article ;). Une vue fabuleuse depuis la salle de restaurant.

où dormir :

Hôtel Restaurant Beauséjour
Avenue Du Lac . 07470 Le Lac d’Issarles
Dans le cadre naturel parfait du lac d’Issarlès, à 2 pas de sa plage.
Le restaurant propose une cuisine de saison, locale et copieuse qui rassasiera tous les appétits.
Mention spéciale pour la tarte aux myrtilles et pour l’accueil 🙂

Chambre d’Hôte L’Arbrassous
Le Village . 07510 Usclades-et-Rieutord
Des chambres thématisées, une table d’hôte où tout est fait maison, et des hôtes au petit soin.
Le tout dans un petit village au calme, avec vue sur les vaches, les poules et la Loire à 2 pas.

Hôtel-Restaurant du Nord
07510 Sainte Eulalie
L’hôtel des sportifs. Cyclistes, randonneurs s’y retrouvent après une montée au Mont-Gerbier, tout à côté.  Petits salons et espace bien-être sont propice à la détente.

 

Emerveillés par l’Ardèche, un slogan qui tient bien ses promesses, pour une destination qui mérite d’être découverte. Et à 2h30 de Clermont, il est certain que cette escapade n’était que la première, et que j’y retournerai bien vite !
Vous connaissez aussi ?

Le mot de la fin sera un grand merci.
Un merci à l’ADT de l’Ardèche, au Parc naturel régional des Monts d’Ardèche et à la Communauté de Communes de la Montagne Ardéchoise pour leur invitation à découvrir leur terrain de jeu quotidien.
Un merci à tous les prestataires qui nous ont accueillies durant ces 4 jours. La gentillesse et le partage étaient omniprésents.
Et enfin un grand merci à Laurianne et Valentine, qui ont partagé avec moi ces quelques jours de détente, de découvertes, de fous rires et ont résisté à mes maladresses et ma conduite sur les petites routes ardéchoises.