Il y a un mois, jour pour jour, je fumais ma dernière cigarette en me disant que j’allais débuter un difficile et douloureux combat, celui de l’arrêt du tabac. Une épreuve, finalement pas si difficile. Je vous donne ici les quelques astuces qui m’ont aidée dans cette démarche.

Le bon moment

On repousse souvent l’arrêt du tabac à plus tard du fait que l’on se sent stressé, pas complètement épanoui dans sa vie… On ne souhaite pas s’ajouter une difficulté de plus. J’ai longtemps suivi ce principe, puis en fin d’année dernière, alors que j’étais plutôt dans le creux de la vague niveau moral, j’ai choisi d’y voir une opportunité. L’opportunité de rebondir, et surtout celle de me dire que si je réussissais à ne pas fumer, ne serait-ce que quelques jours, dans un contexte personnel assez difficile, alors je serais capable de tenir le cap dans n’importe quelle circonstance !
Risqué ? Peut-être pour certains, qui ne supporteraient pas un échec, mais pour moi cela a fonctionné.

La bonne saison

Cela peut paraitre futile, mais au final, arrêter la cigarette en hiver présente quand même quelques avantages. Par exemple : se contraindre à se geler à l’extérieur pour satisfaire une envie de cigarette, alors qu’on boit tranquillement un verre entre amis dans un bar, est plus facilement déclinable que de partager une terrasse estivale. Si comme moi, votre entourage proche est pas mal composé de fumeurs, vous vous faciliterez la tâche en limitant ainsi la tentation, grâce aux intempéries hivernales, sans toutefois changer vos habitudes de soirées.

Ne pas garder de cigarettes de secours

J’avais tenté plusieurs fois de ralentir ma consommation, en ne conservant que les cigarettes « indispensables ». Mais c’était une pression pour moi de compter le nombre de cigarettes fumées, et j’avais la fâcheuse tendance à trouver l’excuse qui m’en autorisait une supplémentaire. J’ai donc, cette fois-ci, arrêté tout net ma consommation de tabac. Sans même conserver LA cigarette de secours, au cas où. Zéro compromis, c’était finalement bien plus simple à gérer et plus honnête envers moi même !

En parler

Parler de son arrêt de la cigarette, c’est un peu s’engager dans cet arrêt sur le long terme. En tout cas, pour moi, ça l’était car j’aurais vécu comme un manque d’engagement le fait de devoir ensuite annoncer une « rechute ». Vous m’avez donc toutes et tous aidée dans ma démarche : proches et instagrameurs. Et chaque journée sans tabac passée (surtout au début) est aussi une petite fierté qu’il est agréable de partager.

La méthode d’Allen Carr

L’élément déclencheur de mon arrêt du tabac a été le livre « la méthode simple pour en finir avec la cigarette », écrit par un ancien fumeur, Allen Carr. Un bouquin qui se lit très rapidement et qui, même s’il ne nous apprend au final pas grand chose que l’on ne sache déjà (santé, dépendance, …), met dans de bonnes conditions pour arrêter. Difficile d’expliquer pourquoi, mais plus j’avançais dans la lecture de cet ouvrage et plus mon envie de stopper cette addiction augmentait, puisqu’il démontre qu’il n’y a aucun avantage à fumer.

On ne se prive de rien. Arrêter ne présente que de merveilleux avantages.

L’après cigarette

Tout ça, c’est bien joli, et je crois que c’est l’une des meilleures décisions que j’ai prise. (en tout cas dernièrement 🙂 ) Mais il faut que j’avoue quand même, que depuis, mon corps a un peu de mal à trouver un nouveau rythme. Je lutte donc et tente de réguler 2 petits soucis :

ma peau. Mon teint grisâtre de fumeuse tend à disparaitre, et je retrouve un grain de peau plus fin depuis quelques jours. Ca, c’est plutôt positif ! Mais dans le même temps, je retrouve aussi une deuxième jeunesse côté imperfections, avec l’apparition de nombreux petits boutons… Moins positif, à bientôt 35 ans.

mon rapport à la nourriture. J’ai déjà, en temps normal, un rapport compliqué à la nourriture avec des « crises » de grignotages (complètement incontrôlés jusqu’à être gavée) assez régulières. Mais l’arrêt de la cigarette a plutôt amplifié le phénomène, et je lutte, au final, plus à me retenir de manger, qu’à me retenir de fumer.
Donc si vous avez des conseils à me donner pour limiter les grignotages, ou mon adolescence à retardement, je suis preneuse 😉

Et vous, avez-vous déjà dit non à la cigarette ? C’est quelque chose que vous envisagez ?