C’est en Dordogne et Périgord que j’ai choisi de passer mes vacances cet été. Mais sur la route, il est un village que je voulais absolument découvrir. Un village corrézien dont le nom symbolise toute la particularité : Collonges-la-Rouge.

La petite histoire de Collonges

Pour l’anecdote, Collonges n’a pas toujours eu cette couleur rouge, qui le rend célèbre aujourd’hui. Certes, dès le 11e siècle, les maisons du village été bâties avec ce grès rouge caractéristique de la région, mais elles étaient alors habillées d’un “crépi” clair. (Si vous avez l’occasion de visiter, vous pourrez encore le remarquer sur quelques maisons).
Collonges a pendant des siècles vécu de la production de vin et, malheureusement, comme dans beaucoup de régions viticoles, le  phylloxéra a détruit le vignoble au 19e siècle. Les heures sombres du village commencent alors … désertification, maisons peu entretenues… le village se dégrade et les facades s’abîment, laissant apparaître ce grès rouge si caractéristique. Et c’est finalement lui, qui, aujourd’hui, fait son renom, et lui redonne un deuxième élan grâce au tourisme. Une belle renaissance !
Une petite histoire pleine d’optimisme, qui montre que la roue tourne et que la vie est un éternel recommencement. Je ne pouvais que l’aimer et vous la partager 🙂 avant de vous partager quelques clichés de ma balade.

Comment visiter Collonges ?

Pour visiter Collonge, rien de mieux que d’arpenter ses petites rues, car aucune maison ne se ressemble.
Le seul point commun à presque tous les bâtiments est la présence de petites fenêtres de toits, qui servaient à l’origine à l’aération des combles pour le séchage des noix. On peut aussi noter que les collongeois aimaient beaucoup les tours… petites ou grandes, rondes ou hexagonales, elles sont partout, puisqu’on en dénombre 25 au total, dans ce village de 400 âmes.
Il faut, je pense, compter 2h pour en profiter pleinement.

De nombreux magasins ont pris leurs quartiers dans ces jolies maisons pour valoriser l’artisanat local et ponctuer la balade. Attention toutefois, en hors saison, il semblerait qu’ils ne soient pas ouverts. Privilégiez le créneau Pâques/octobre si vous voulez faire des emplettes.

Parmi les incontournables du village, il y a, selon moi :
– l’église du 11e siècle ; et sur la même place la chapelle des pénitents et la halle ;
– le château de Vassinhac
– la maison de la Sirène
Mais d’autres grandes maisons bourgeoises aux multiples tours ont bien sûr tout autant de charme et méritent de s’y attarder.
La vigne, qui court partout sur les murs donne un charme fou à l’ensemble et fait ressortir ce rouge sanguin.

Nous avons opté de notre côté pour une visite guidée pour en apprendre un peu plus sur l’histoire de Collonges à travers les ages, et j’avoue ne pas avoir été déçue. Des passages de stars, aux tournages de films, en passant par le démontage du tympan de l’église en temps de guerre… la vie de Collonges a été palpitante, et je lui souhaite qu’elle continue à l’être.

Le premier des plus beaux villages

Collonges-la-Rouge a été le premier village à être inscrit “Plus beaux villages de France”. C’est le maire de l’époque qui a créé ce label pour valoriser le patrimoine remarquable des villages français. Aujourd’hui, plus de 150 villages ont pris la suite de Collonges et possèdent ce label, connu de tous.
Le siège de l’association est d’ailleurs toujours à Collonges.

Un petit coin de France qui m’a séduite par son aspect complètement atypique. En Auvergne nous avons la pierre noire, en Corrèze, c’est la pierre rouge. Seul regret pour moi, le trop plein de magasins, qui doit rendre le village sans âme hors saison.

En pratique :

Où stationner : parking payant 4€/jour, à l’entrée du village
Où manger : sur le pouce, les tapas locales “Au Pèlerin”
visites guidées : plusieurs thématiques possibles (gourmande, nocturne…) entre 7,5€ et 9€